Le Diamant reprend la parole !

08.03.2018

La salle était pleine ce mercredi 14 février à l’Hôtel de la rue du Louvre. Diamantaires, petits et grands ateliers de fabrication de la place Vendôme, grandes marques de joaillerie…  plus de 100 acteurs de la profession sont venus assister à cette seconde table ronde intitulée "diamants et diamants synthétiques Saison 2"

Des technologies pour la détection

La première intervention, consacrée à l’analyse macro-économique du marché du diamant synthétique, fut l’œuvre de Monsieur Didier Backaert. Une prise de parole durant laquelle le consultant pour Bonas Group s’est arrêté sur les volumes du diamant synthétique, les principaux acteurs, les investissements et le marché américain. Monsieur Aurélien Delaunay, responsable du Laboratoire Français de Gemmologie (LFG) a ensuite détaillé les outils, les méthodes et les technologies utilisées pour leur détection. Une intervention complète suivie de celle de Monsieur Peter Karachiev. Le représentant de la société ALROSA, acteur majeur en Russie pour l’extraction de diamants, a présenté les process de sourcing responsable dans la chaîne de production, mis en place par les équipes d’ALROSA.

« Quels sont les dispositifs réglementaires et les standards existants pour désigner le diamant synthétique et le différencier du diamant naturel ? », s’est pour sa part interrogée Mme Laurence Chevillon, Directrice Développement de l’Union Française BJOP, avant de laisser la parole à Monsieur Thomas Morel, représentant de Diamond Producers Association (DPA) pour la France, qui a rappelé que : « ramener un diamant strictement à sa composition moléculaire, c’est nier et potentiellement détruire tout ce sur quoi toute la valeur de l’industrie repose, sans pour autant créer une alternative viable. »

Des actions mises en place

Pour conclure, Mme Bernadette Pinet-Cuoq, Présidente Exécutive de l’Union Française BJOP, a présenté les actions mises en place depuis dix-huit mois par la DPA, l’Union Française BJOP et le LFG, une alliance constructive et efficace. Il sera prochainement proposé aux consommateurs et aux médias un nouveau site Internet dédié au diamant. Pour les détaillants et les professionnels, un module d'apprentissage en ligne (e-learning) sera mis en ligne au printemps prochain. Une brochure et un leaflet d’information seront également distribués aux détaillants.

A la suite de cette table ronde, un temps d’échanges a permis aux participants d’interroger les spécialistes du secteur. Xavier Grospiron, Directeur Général de GROSPIRON, Pauline Laigneau, CEO et co-fondatrice de GEMMYO, Philippe Scordia, Directeur Haute-Joaillerie de CHRISTIAN DIOR JOAILLERIE, Purvi Shah, Manager - Ethical Initiatives de DE BEERS GROUP ont fait part aux auditeurs de leur point de vue sur le sujet du diamant synthétique. Les acteurs de la profession ont ensuite présenté leur éclairage et échangé avec les participants.

Rappelons que le 13 novembre 2017, la DPA, l'UFBJOP et le LFG ont signé un accord de partenariat pour concevoir, financer et mettre en œuvre conjointement des programmes de promotion du diamant sur le marché français. Le  diamant représente aujourd'hui près de 50% des ventes de bijoux en France. Le maintien du désir et de la confiance des consommateurs  dans ce secteur est essentiel.

Retrouvez le détail des interventions de la table ronde dans votre espace Adhérent.

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